INTRODUCTION
Le visage de la planète Terre, vu
depuis l'espace, n'a cessé de changer depuis sa formation il y a
4,5 milliards d'années.
Qu'est ce que la dérive des
continents, ces causes, ces manifestations et ces conséquences sur l'écologie?
Dans le développement de
notre exposé, nous essayons de trouver des éléments de réponses a ces
différentes interrogations.
I.
Définition
A- La dérive des continents
La dérive des continents est le lent mouvement des continents les uns par
rapport aux autres. Bien que son existence ait été suggérée dès la fin du 16ème siècle,
on attribue généralement sa découverte au géophysicien allemand Alfred Wegener,
en 1912.
Il a toutefois fallu attendre les années 1950-1960 et le développement de
la tectonique des plaques pour
que l'existence dérive des continents soit acceptée par l'ensemble de la
communauté scientifique.
B- L'écologie, également connue sous les noms de bio
écologie, bionomie ou science de l'environnement ou environnementale, est la science qui
étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux.
II.
Les causes et les manifestations de la dérive des
continents
1. Le « ballet » des continents
a) La théorie de
« la dérive des continents »( voir schéma 3)
• Au début du xxe siècle, en 1912, un géographe
allemand, Alfred Wegener, présente une idée surprenante à l'époque : le
continent américain et le bloc Europe-Asie-Afrique, autrefois soudés, se sont éloignés
l'un de l'autre au cours des temps géologiques.
• La théorie de Wegener s'appuie sur de
nombreuses observations :
§ les formes complémentaires des côtes de l'Amérique du Sud et de
l'Afrique qui lui suggèrent que ces deux continents sont les deux morceaux d'un
même bloc ;
§ la présence de roches granitiques de même âge en
deux points complémentaires de ces côtes ;
§ des faunes
et des flores fossiles identiques jusqu'au milieu de l'ère secondaire
(Mésozoïque) et différentes ensuite ;
§ la présence à l'ère primaire (Paléozoïque),
plus précisément au Carbonifère, d'une calotte glaciaire à la fois en Amérique
du Sud et en Afrique du Sud, alors que des végétations tropicales existaient en
Europe et en Amérique du Nord.
• Cependant, à partir de 1925, cette
théorie est considérée comme fausse car Wegener n'a pu donner d'arguments
valables pour expliquer les causes d'une telle « dérive ». Les adversaires de la théorie de Wegener
ont, de plus, un argument de poids : le « puzzle » de Wegener
présente des imperfections, l'emboîtement des côtes n'est pas parfait.
b) La théorie de « la tectonique des plaques »
• À partir de 1960, de nouvelles
connaissances apportées par la géophysique permettent
de réhabiliter la théorie de Wegener en apportant des arguments convaincants.
La connaissance du relief des fonds océaniques a permis la découverte :
La connaissance du relief des fonds océaniques a permis la découverte :
§ des dorsales, alignement de
montagnes sous-marines d'origine volcanique ayant en leur centre un rift ou
fossé ;
§ des fosses à proximité de certains
continents.
Enfin, si, au lieu de considérer les
lignes de côte, l'on considère la limite du plateau continental (partie immergée des continents), le
puzzle des continents s'emboîte parfaitement. Wegener avait donc raison dans
les grandes lignes !
• Mac Kenzie et Parker, en 1967, Morgan et
Le Pichon, en 1968 formulent la théorie de « la tectonique des plaques » qui
découpe l'écorce terrestre en plaques
lithosphériques mobiles.
c) Les déplacements des continents
• Au cours des temps géologiques, les
mouvements des plaques ont modifié l'apparence de la Terre. Son visage actuel
n'est qu'une étape dans
son évolution.
• Il y a 250 millions d'années, à la
fin de l'ère Primaire (Paléozoïque), il n'existait qu'un seul super
continent appelé « Pangée » (du
grec pan, tout et geo, terre). La Pangée était entourée
d'un unique océan « Panthalassa » (toute
la mer) qui pénétrait vers le centre du continent par la mer
« Téthys » (déesse grecque de la mer).( voir schema 1)
La dislocation de la Pangée a commencé au milieu de l'ère
secondaire, au Jurassique,
il y a 165 Ma avec l'ouverture des océans Atlantique et Indien. Pendant
que l'Amérique s'éloigne vers l'ouest, l'ensemble des continents remonte vers
le nord. L'Afrique, l'Arabie et l'Inde se rapprochent de l'Eurasie ; ce
mouvement ayant pour effet de fermer progressivement la Téthys, dont la mer
Méditerranée est le dernier vestige.
• On sait maintenant que d'autres continents uniques ont
existé dont l'un au début de l'ère primaire. Au cours de cette ère un cycle
complet a eu lieu : fragmentation d'un unique continent, éloignement,
rapprochement et reconstitution d'un nouveau super continent. Le second cycle
commence environ 50 Ma après la fin du premier.
2. La place des océans
a) L'ouverture des océans
Au niveau des dorsales océaniques,
l'agglomération, ou accrétion, de matériaux basaltiques entraîne
l'agrandissement de la croûte océanique. La vitesse d'expansion océanique est
variable : l'ouverture de l'océan Pacifique est la plus rapide, 10 à 16 centimètres
par an à l'ouest du Chili ; celle de l'Atlantique est plus modeste,
2 centimètres par an.
b) La fermeture des océans
• La surface de la planète n'est pas en
expansion, elle demeure globalement constante. Il en est de même pour la
surface des continents. Il faut donc admettre que l'ouverture des océans est
compensée par une disparition de croûte océanique.
• La fermeture de la mer Téthys continue
de nos jours à la vitesse moyenne de 5 millimètres par an.
• Depuis le milieu de l'ère secondaire, l'océan
Atlantique est en expansion car l'Amérique s'éloigne de l'Eurasie et de
l'Afrique. Le raccourcissement a lieu autour de l'océan Pacifique dont la
largeur diminue. Les plaques Pacifique, Nazca et des Cocos plongent sous les
continents du pourtour par subduction. L'océan Pacifique se ferme donc plus
vite qu'il ne se crée, alors que l'océan Atlantique ne fait que s'agrandir.
• On peut imaginer que dans une centaine
de millions d'années, le Pacifique sera refermé et qu'un océan unique,
l'Atlantique, entourera un continent unique à moins que l'activité interne de
la Terre ne se modifie et n'entraîne un renversement de la situation à la
surface.
3. La
formation des chaînes de montagnes (voir schéma 2)
• Au niveau des frontières
convergentes, lorsque le mouvement des plaques provoque la rencontre de deux
continents, leur poids équivalent ne permet pas que l'un s'enfonce au-dessous
de l'autre : il y a collision.
Les roches sont alors comprimées, déformées, plissées et faillées, provoquant
la surrection de chaînes de montagnes. Ainsi, les chaînes Alpines sont la conséquence de la collision de
l'Afrique et de l'Europe, et l'Himalaya, toujours en formation, résulte de la
collision de l'Inde et de l'Asie.
• Au niveau des zones de subduction, la plaque océanique glisse
sous la plaque continentale qu'elle comprime et soulève tout en provoquant un
important volcanisme. La Cordillère
des Andes en est la meilleure illustration. Ce volcanisme est dit
andésitique, du nom de la roche volcanique « andésite » présente dans
les Andes.
III.
Les conséquences de
la dérive des continents sur l'écologie
Quand on
parle de l'influence de la dérive des continents sur les êtres vivants on pense
souvent à la vicariance et à la compétitivité comme vue précédemment. Seulement
un autre facteur (du moins tout aussi important et dépendant aussi d'autres
petits facteurs). Il s'agit du climat, en effet, lorsque les continents
dérivent et se disloquent, cela n'a pas pour seule conséquence d'isoler ou
alors de confronter des espèces. Cela a aussi pour conséquence de changer
radicalement le climat des zones en question, par exemple une zone ayant un
climat équatorial va dériver pendant plusieurs millions d'années vers le sud et
voir son climat chaud se transformer en un climat plus froid, voir polaire. Ce
cas de figure se vérifie aussi pour d'autres types de configurations
(nord>sud, centre> nord, etc.) . Or, comme le dit Darwin dans ses
travaux, une espèce, qu'elle soit animale ou végétale, s'adapte à son milieu
naturel, là où elle vie; or ce milieu naturel caractéristique de chaque espèce
qui a su s'y adapter, dépend du climat. Or dans le cas d'une dérive la masse
continentale dérivée va alors connaître un tout nouveau climat qui va
bouleverser l'équilibre écologique de la zone. Bien
sûr ce «
Choc » est très lent et ne se fait pas du jour au lendemain étant donné que
pour que la dérive soit véritablement visible macroscopiquement il faut des
milliers voir des millions d'années; on peut en conclure que pour que les
conséquences sur l'écosystème soit véritablement visibles, il faut une échelle
de temps proportionnelle à ce premier paramètre. Bien sûr les continents n'ont
pas forcément besoin d'une dérive pour voir leur climat changer; en effet des
modifications des courants océaniques et le réchauffement globale de la terre
peuvent s'en charger. Aujourd'hui, la Terre se réchauffe plus rapidement qu'à
toute autre époque depuis 10 000 ans; la cause : l'effet de serre. Donc durant
les périodes inférieures l'effet de serre ne faisant pas encore effet à ce
stade on peut juger le réchauffement global négligeable par rapport à notre
époque, dans le sens où il n'entraînait que des petites transformations des
faunes au niveau morphologique, il est certain qu'a l'heure actuelle il sera
très difficile, d'ici plusieurs milliers d'années, lorsque des continents
auront changé de place, de savoir si les modifications de l'écosystème seront
dues au réchauffement globale ou au changement climatique du à une modification
spatiale de la
zone
étudiée. Donc ces modifications spatiales, des zones étaient très importante
durant ces époques éloignées et avaient pour conséquences d'entraîner
d'inévitables extinctions d'espèces ne pouvant désormais et de façon totale
vivre dans ce nouveau milieu avec ce nouveau climat. Certaines espèces plus
robustes allaient elles, réussir à évoluer dans la même direction que le climat
c'est à dire s'adapter, trouver des outils pour être en harmonie avec ce
nouveau milieu et changer de façon très importante morphologiquement sans pour
autant disparaître totalement. Ce changement climatique de la région peut aussi
faire apparaître des espèces dont le nouveau milieu correspond mieux aux
besoins de ces dernières. Il existe différents paramètres pour une qu'une
espèce évolue dans telle ou telle voie : premièrement la chaleur ainsi que
l'humidité au cours de l'année jouent un rôle clé dans la prospérité de la
répartition animale et végétale. L'évolution se faisant aussi par le type de
nourriture ingérée par les organismes et la nourriture dépendant elle-même du
climat nous observons le premier « effet papillon » de l'évolution c'est-à-dire
une modification d'un paramètre entraîne une modification de l'autre et ainsi
de suite. La dérive des continents de part sa capacité de faire migrer une zone
spatiale X avec un climat X vers une zone Y avec un climat Y, a pour effet de
stimuler le processus évolutif, du fait que les facteurs modifiés par cette
dérive sont les plus important en terme d'évolution. Le climat est tellement
important pour le phénotype des espèces que ces variations climatiques (dues à
a la dérive ou autres facteurs, qu'importe) vont modifier le génotype des
espèces pour que les organismes soient plus en adéquation avec ce nouveau
climat.
Par exemple, l'ours blanc. Nous pouvons supposer que ce
dernier s'est adapté au climat polaire d'une façon ou d'une autre en
contractant un pelage blanchâtre et une meilleure protection contre le froid.
Alors, savez-vous pourquoi la couleur des ours polaires est blanche ? C'est
parce que cette couleur leur permet de se cacher entre les glaciers blancs de
plusieurs kilomètres de longueur. Si leur couleur était noire comme un corbeau
ou colorée comme les perroquets des forêts tropicales, il serait extrêmement
difficile pour eux de se protéger ou de chasser dans cette région. D'ailleurs,
nous constatons que cette couleur blanche se retrouve chez beaucoup d'animaux
polaires ce qui nous concerte donc sur le fait
qu'une espèce évolue en fonction du climat et donc que la
dérive des continents en changeant le climat de l'aire de répartition des
espèces a, entre autre, cet effet là aussi.
Conclusion
On appelle dérive des continents l'ensemble
des déplacements horizontaux des continents (ou des blocs continentauxhttps://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9rive_des_continents
- cite_note-1) les uns par rapport aux autres. Ce phénomène et à l’ origine de
plusieurs changements aujourd'hui sur l'environnement et aussi sur les êtres
vivants.
Biographie
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Schéma 2
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Schéma 3
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Schéma 1


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