mardi 2 avril 2019

La dérive des continents

                           
                                        INTRODUCTION
        Le visage de la planète Terre, vu depuis l'espace, n'a cessé de changer depuis sa formation il y a 4,5 milliards d'années.
Qu'est ce que la dérive des continents, ces causes, ces manifestations et ces conséquences sur l'écologie?
Dans le développement de notre exposé, nous essayons de trouver des éléments de réponses a ces différentes interrogations.
      I.            Définition
A- La dérive des continents
La dérive des continents est le lent mouvement des continents les uns par rapport aux autres. Bien que son existence ait été suggérée dès la fin du 16ème siècle, on attribue généralement sa découverte au géophysicien allemand Alfred Wegener, en 1912.
Il a toutefois fallu attendre les années 1950-1960 et le développement de la tectonique des plaques pour que l'existence dérive des continents soit acceptée par l'ensemble de la communauté scientifique.
B- L'écologie, également connue sous les noms de bio écologie, bionomie ou science de l'environnement ou environnementale, est la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux.
   II.            Les causes  et les manifestations de la dérive des continents
1. Le « ballet » des continents
aLa théorie de « la dérive des continents »( voir schéma 3)
         • Au début du xxe siècle, en 1912, un géographe allemand, Alfred Wegener, présente une idée surprenante à l'époque : le continent américain et le bloc Europe-Asie-Afrique, autrefois soudés, se sont éloignés l'un de l'autre au cours des temps géologiques.
• La théorie de Wegener s'appuie sur de nombreuses observations :
§  les formes complémentaires des côtes de l'Amérique du Sud et de l'Afrique qui lui suggèrent que ces deux continents sont les deux morceaux d'un même bloc ;
§  la présence de roches granitiques de même âge en deux points complémentaires de ces côtes ;
§  des faunes et des flores fossiles identiques jusqu'au milieu de l'ère secondaire (Mésozoïque) et différentes ensuite ;
§  la présence à l'ère primaire (Paléozoïque), plus précisément au Carbonifère, d'une calotte glaciaire à la fois en Amérique du Sud et en Afrique du Sud, alors que des végétations tropicales existaient en Europe et en Amérique du Nord.
• Cependant, à partir de 1925, cette théorie est considérée comme fausse car Wegener n'a pu donner d'arguments valables pour expliquer les causes d'une telle « dérive ». Les adversaires de la théorie de Wegener ont, de plus, un argument de poids : le « puzzle » de Wegener présente des imperfections, l'emboîtement des côtes n'est pas parfait.

b) La théorie de « la tectonique des plaques »
• À partir de 1960, de nouvelles connaissances apportées par la géophysique permettent de réhabiliter la théorie de Wegener en apportant des arguments convaincants.
La connaissance du relief des fonds océaniques a permis la découverte :
§  des dorsales, alignement de montagnes sous-marines d'origine volcanique ayant en leur centre un rift ou fossé ;
§  des fosses à proximité de certains continents.
Enfin, si, au lieu de considérer les lignes de côte, l'on considère la limite du plateau continental (partie immergée des continents), le puzzle des continents s'emboîte parfaitement. Wegener avait donc raison dans les grandes lignes !
• Mac Kenzie et Parker, en 1967, Morgan et Le Pichon, en 1968 formulent la théorie de « la tectonique des plaques » qui découpe l'écorce terrestre en plaques lithosphériques mobiles.

c) Les déplacements des continents
• Au cours des temps géologiques, les mouvements des plaques ont modifié l'apparence de la Terre. Son visage actuel n'est qu'une étape dans son évolution.
• Il y a 250 millions d'années, à la fin de l'ère Primaire (Paléozoïque), il n'existait qu'un seul super continent appelé « Pangée » (du grec pan, tout et geo, terre). La Pangée était entourée d'un unique océan « Panthalassa » (toute la mer) qui pénétrait vers le centre du continent par la mer « Téthys » (déesse grecque de la mer).( voir schema 1)

La dislocation de la Pangée a commencé au milieu de l'ère secondaire, au Jurassique, il y a 165 Ma avec l'ouverture des océans Atlantique et Indien. Pendant que l'Amérique s'éloigne vers l'ouest, l'ensemble des continents remonte vers le nord. L'Afrique, l'Arabie et l'Inde se rapprochent de l'Eurasie ; ce mouvement ayant pour effet de fermer progressivement la Téthys, dont la mer Méditerranée est le dernier vestige.
• On sait maintenant que d'autres continents uniques ont existé dont l'un au début de l'ère primaire. Au cours de cette ère un cycle complet a eu lieu : fragmentation d'un unique continent, éloignement, rapprochement et reconstitution d'un nouveau super continent. Le second cycle commence environ 50 Ma après la fin du premier.
2. La place des océans
a) L'ouverture des océans
Au niveau des dorsales océaniques, l'agglomération, ou accrétion, de matériaux basaltiques entraîne l'agrandissement de la croûte océanique. La vitesse d'expansion océanique est variable : l'ouverture de l'océan Pacifique est la plus rapide, 10 à 16 centimètres par an à l'ouest du Chili ; celle de l'Atlantique est plus modeste, 2 centimètres par an.

b) La fermeture des océans
• La surface de la planète n'est pas en expansion, elle demeure globalement constante. Il en est de même pour la surface des continents. Il faut donc admettre que l'ouverture des océans est compensée par une disparition de croûte océanique.
• La fermeture de la mer Téthys continue de nos jours à la vitesse moyenne de 5 millimètres par an.
• Depuis le milieu de l'ère secondaire, l'océan Atlantique est en expansion car l'Amérique s'éloigne de l'Eurasie et de l'Afrique. Le raccourcissement a lieu autour de l'océan Pacifique dont la largeur diminue. Les plaques Pacifique, Nazca et des Cocos plongent sous les continents du pourtour par subduction. L'océan Pacifique se ferme donc plus vite qu'il ne se crée, alors que l'océan Atlantique ne fait que s'agrandir.
• On peut imaginer que dans une centaine de millions d'années, le Pacifique sera refermé et qu'un océan unique, l'Atlantique, entourera un continent unique à moins que l'activité interne de la Terre ne se modifie et n'entraîne un renversement de la situation à la surface.

3. La formation des chaînes de montagnes (voir schéma 2)
• Au niveau des frontières convergentes, lorsque le mouvement des plaques provoque la rencontre de deux continents, leur poids équivalent ne permet pas que l'un s'enfonce au-dessous de l'autre : il y a collision. Les roches sont alors comprimées, déformées, plissées et faillées, provoquant la surrection de chaînes de montagnes. Ainsi, les chaînes Alpines sont la conséquence de la collision de l'Afrique et de l'Europe, et l'Himalaya, toujours en formation, résulte de la collision de l'Inde et de l'Asie.
• Au niveau des zones de subduction, la plaque océanique glisse sous la plaque continentale qu'elle comprime et soulève tout en provoquant un important volcanisme. La Cordillère des Andes en est la meilleure illustration. Ce volcanisme est dit andésitique, du nom de la roche volcanique « andésite » présente dans les Andes.
III.            Les conséquences de  la dérive des continents sur l'écologie
Quand on parle de l'influence de la dérive des continents sur les êtres vivants on pense souvent à la vicariance et à la compétitivité comme vue précédemment. Seulement un autre facteur (du moins tout aussi important et dépendant aussi d'autres petits facteurs). Il s'agit du climat, en effet, lorsque les continents dérivent et se disloquent, cela n'a pas pour seule conséquence d'isoler ou alors de confronter des espèces. Cela a aussi pour conséquence de changer radicalement le climat des zones en question, par exemple une zone ayant un climat équatorial va dériver pendant plusieurs millions d'années vers le sud et voir son climat chaud se transformer en un climat plus froid, voir polaire. Ce cas de figure se vérifie aussi pour d'autres types de configurations (nord>sud, centre> nord, etc.) . Or, comme le dit Darwin dans ses travaux, une espèce, qu'elle soit animale ou végétale, s'adapte à son milieu naturel, là où elle vie; or ce milieu naturel caractéristique de chaque espèce qui a su s'y adapter, dépend du climat. Or dans le cas d'une dérive la masse continentale dérivée va alors connaître un tout nouveau climat qui va bouleverser l'équilibre écologique de la zone. Bien
sûr ce « Choc » est très lent et ne se fait pas du jour au lendemain étant donné que pour que la dérive soit véritablement visible macroscopiquement il faut des milliers voir des millions d'années; on peut en conclure que pour que les conséquences sur l'écosystème soit véritablement visibles, il faut une échelle de temps proportionnelle à ce premier paramètre. Bien sûr les continents n'ont pas forcément besoin d'une dérive pour voir leur climat changer; en effet des modifications des courants océaniques et le réchauffement globale de la terre peuvent s'en charger. Aujourd'hui, la Terre se réchauffe plus rapidement qu'à toute autre époque depuis 10 000 ans; la cause : l'effet de serre. Donc durant les périodes inférieures l'effet de serre ne faisant pas encore effet à ce stade on peut juger le réchauffement global négligeable par rapport à notre époque, dans le sens où il n'entraînait que des petites transformations des faunes au niveau morphologique, il est certain qu'a l'heure actuelle il sera très difficile, d'ici plusieurs milliers d'années, lorsque des continents auront changé de place, de savoir si les modifications de l'écosystème seront dues au réchauffement globale ou au changement climatique du à une modification spatiale de la

zone étudiée. Donc ces modifications spatiales, des zones étaient très importante durant ces époques éloignées et avaient pour conséquences d'entraîner d'inévitables extinctions d'espèces ne pouvant désormais et de façon totale vivre dans ce nouveau milieu avec ce nouveau climat. Certaines espèces plus robustes allaient elles, réussir à évoluer dans la même direction que le climat c'est à dire s'adapter, trouver des outils pour être en harmonie avec ce nouveau milieu et changer de façon très importante morphologiquement sans pour autant disparaître totalement. Ce changement climatique de la région peut aussi faire apparaître des espèces dont le nouveau milieu correspond mieux aux besoins de ces dernières. Il existe différents paramètres pour une qu'une espèce évolue dans telle ou telle voie : premièrement la chaleur ainsi que l'humidité au cours de l'année jouent un rôle clé dans la prospérité de la répartition animale et végétale. L'évolution se faisant aussi par le type de nourriture ingérée par les organismes et la nourriture dépendant elle-même du climat nous observons le premier « effet papillon » de l'évolution c'est-à-dire une modification d'un paramètre entraîne une modification de l'autre et ainsi de suite. La dérive des continents de part sa capacité de faire migrer une zone spatiale X avec un climat X vers une zone Y avec un climat Y, a pour effet de stimuler le processus évolutif, du fait que les facteurs modifiés par cette dérive sont les plus important en terme d'évolution. Le climat est tellement important pour le phénotype des espèces que ces variations climatiques (dues à a la dérive ou autres facteurs, qu'importe) vont modifier le génotype des espèces pour que les organismes soient plus en adéquation avec ce nouveau climat. 
Par exemple, l'ours blanc. Nous pouvons supposer que ce dernier s'est adapté au climat polaire d'une façon ou d'une autre en contractant un pelage blanchâtre et une meilleure protection contre le froid. Alors, savez-vous pourquoi la couleur des ours polaires est blanche ? C'est parce que cette couleur leur permet de se cacher entre les glaciers blancs de plusieurs kilomètres de longueur. Si leur couleur était noire comme un corbeau ou colorée comme les perroquets des forêts tropicales, il serait extrêmement difficile pour eux de se protéger ou de chasser dans cette région. D'ailleurs, nous constatons que cette couleur blanche se retrouve chez beaucoup d'animaux polaires ce qui nous concerte donc sur le fait
qu'une espèce évolue en fonction du climat et donc que la dérive des continents en changeant le climat de l'aire de répartition des espèces a, entre autre, cet effet là aussi.

                                            Conclusion

 On appelle dérive des continents l'ensemble des déplacements horizontaux des continents (ou des blocs continentauxhttps://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9rive_des_continents - cite_note-1) les uns par rapport aux autres. Ce phénomène et à l’ origine de plusieurs changements aujourd'hui sur l'environnement et aussi sur les êtres vivants.
Biographie
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Schéma 2
4smt03i10z.jpg 4smt03i11z.jpg
 









Schéma 3
4smt03i02z (1).jpg
 




                                                                                                    
      
4smt03i18z.jpgSchéma 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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