mardi 2 avril 2019

protection des cultures


INTRODUCTION
          La culture, c'est action de cultiver la terre pour la production de végétaux (à l'exception des arbres forestiers).
        Quelles sont les différentes techniques, avantages, inconvénients et perspectives de la protection des cultures ?
         Dans le développement de notre exposé  nous essayions de chercher des éléments de réponses a ces différentes  interrogations.
                                          
           I.            Bref aperçu du thème
La défense des cultures ou protection des cultures a pour but de réduire les pertes de récolte, directes ou indirectes, dues à l'activité des  bio  agresseurs  et de divers facteurs abiotiques. Ces pertes peuvent intervenir pendant la période de culture, avant la récolte, ou après celle-ci, en phases de transport, stockage et transformation des produits agricoles. Elle est vitale pour l'homme car, selon l'adage, « l'agriculteur ne reçoit que ce que les parasites veulent bien lui laisser ». On estime qu'environ 50 % de la production agricole mondiale est perdue avant ou après la récolte1. Elle est d'autant plus nécessaire que les plantes cultivées sont le plus souvent des variétés sélectionnées en vue d'améliorer leur rendement et la qualité des produits recherchés. Ces modifications de leur patrimoine génétique les rendent plus fragiles aux agressions de leur environnement, qu'il s'agisse des agressions d'organismes parasites ou phytophages, de la concurrence des mauvaises herbes ou d'accidents climatiques.
En réduisant les pertes dues aux maladies des cultures, moisissures, mauvaises herbes ou insectes ravageurs, la protection des plantes sécurise les récoltes des agriculteurs depuis l’Antiquité.
Qu’elle soit naturelle ou de synthèse, la lutte contre les ennemis des cultures s’inscrit aujourd’hui pleinement dans une démarche de raisonnement systématique : chacune de ces interventions est ajustée en fonction de la situation locale, et uniquement lorsque cela s’avère nécessaire.
Nos entreprises adhérentes proposent une palette d’outils de protection des plantes variés, ainsi que des solutions qui aident les professionnels à les utiliser. 
      II.            Les différentes techniques de protection des cultures
·         Les produits de synthèse
  • Les produits d’origine minérale ou naturelle, destinés notamment à l’agriculture biologique, tels que le cuivre ou le soufre à l’état naturel, l’huile essentielle de thym, etc.
  • Les produits  de bio contrôle : organismes vivants (coccinelles, larves, bactéries, etc.), médiateurs chimiques (phéromones, kairomones) ou autres substances d’origine biologique.
         Un suivi des produits est opéré sur la durée après leur mise sur le marché. Et pour optimiser leur utilisation, les entreprises adhérentes proposent un accompagnement et des services de protection des cultures à la disposition des professionnels de l’agriculture, comme les Outils d’Aide à la Décision, qui permettent de déterminer les seuils d’intervention.
            La défense des cultures, particulière qui concerne l'agriculture, mais également l'horticulture et la sylviculture, se traduit par diverses stratégies de lutte, des pratiques culturales et des législations locale et régionale. L'apport de nouvelles pratiques culturales est développé pour la
pérennité des milieux agricoles. Par exemple, la permaculture limite des interventions défensives coûteuses en temps et en espèce.

Lutte mécanique         

·         ramassage et destruction des parasites, échenillage, enlèvement des parasites végétaux
·         pièges
·         désinfection par des procédés thermiques
·         protection physique (ensachage des fruits, filets contre les oiseaux, ceintures protectrices sur les troncs)

Lutte chimique   

C'est le recours aux produits phytopharmaceutiques ou phytopharmacie.

Lutte biologique

C'est l'utilisation d'organismes vivants tels que des oiseaux ou des insectes et de virus antagonistes des ravageurs ou des maladies attaquant les plantes cultivées. L'utilisation combinée de phéromones et de pièges est également fréquemment associée à la lutte biologique. A ne pas confondre avec l'agriculture biologique qui est une méthode de production agricole utilisant la lutte biologique, la lutte mécanique mais aussi certaines formes de lutte chimique. La lutte biologique peut être utilisée également par d'autres formes de production agricoles.

Lutte intégrée

La lutte intégrée est une méthode de protection phytosanitaire contre les insectes indésirables. Elle consiste à suivre l'évolution des nuisibles et de leurs prédateurs naturels, de décider d'un seuil d'action et de choisir parmi tous les moyens d'intervention disponibles (façons culturales, équilibres nutritifs, ennemis naturels et, en cas de nécessité, de produits chimiques), ceux qui s'avèrent les mieux adaptés sur le plan économique, écologique et toxicologique.

Lutte contre les agressions physiques

·         Protection contre les intempéries
·         Soins aux blessures (accidentelles ou consécutives à la taille)

Lutte contre les carences nutritionnelles

·         Amendements
·         Fertilisation

Contrôle et lutte contre les ennemis des cultures

L'objectif de la gestion des ennemis des cultures, ou bio agresseurs, est de limiter les pertes économiques causées par eux, ce qui peut inclure, mais pas systématiquement, la limitation des dégâts ou symptômes observés et la limitation des pertes de récolte. En effet, dans certains cas, les dégâts observés n'entraînent par de perte de récolte. De même une augmentation des pertes de récolte n'entraîne pas systématiquement une augmentation des pertes de récolte, notamment si les économies liées à la diminution de la lutte contre le bio agresseur  est plus important que les pertes économiques2. Dans certains cas très limités, l'action du bio agresseur peut même augmenter la valeur de la récolte (cas de la tulipomanie, du charbon du maïs..).
La gestion des bios agresseurs fait appel à plusieurs types de techniques. Les techniques de contrôle ont un but prophylactique. Elles incluent le contrôle cultural, qui vise à modifier le système de culture, et le contrôle génétique qui consiste dans le choix de variétés résistantes ou tolérantes aux bios agresseurs. Les techniques de lutte ont un but curatif et visent à limiter les dégâts quand les bio agresseurs sont présents dans la parcelle. On distingue la lutte chimique, par l'usage des pesticides,
la lutte biologique, par l'usage d'organismes vivants, naturellement présents ou introduits dans l'agro écosystème, et la lutte physique, qui inclut toutes les techniques mécaniques (comme le désherbage mécanique), pneumatiques, thermiques (comme le désherbage thermique et la solarisation) et électromagnétiques (comme la clôture électrique)3.
Les méthodes de contrôle et de lutte peuvent intervenir à différentes étapes des cycles de la culture et des bioagresseurs3. Des méthodes peuvent être utilisées pour agir sur le stock initial de bios agresseurs. Les stratégies d'évitement consistent à éviter la concordance dans le temps des bio agresseurs et des phases de la culture sensibles à leur action. Les stratégies d'atténuation en culture ont pour but de limiter les dégâts pendant la période de contact entre culture et bio agresseurs. Enfin, les solutions de rattrapage visent à limiter l'abondance des bio agresseurs par l'application des méthodes de lutte, et sont appliquées après toutes les autres stratégies.
III. Les avantages et les inconvénients des protections du culture
          Il y a de nombreux avantages pour l'agriculture biologique. En effet comme cette agriculture n'utilise pas de produits phytosanitaires ni de pesticides, et insecticides, qui ont pour finalité de réduire la population de parasites et qui peuvent entraîner certains effets néfastes sur la santé ou l'environnement, on obtient donc des plantes saines. L’agriculture biologique, c'est aussi la protection des sols, de l'environnement, et de la biodiversité .Les légumes issus de l'agriculture biologique contiennent davantage des minéraux et des micros nutriments qui sont essentiels pour notre organisme, en comparaison aux les légumes cultivés en agriculture conventionnelle. Par ailleurs les aliments de l'agriculture biologique exercent une influence positive sur le développement des tissus et aident le corps à se réparer de lui-même. De plus les aliments biologiques ne causent pas autant d'allergies que les produits de l'agriculture industrielle. D'autre part, le bilan économique de l'agriculture biologique est souvent égal voir supérieur à celui de l'agriculture conventionnelle, mais il existe aussi des avantages sociaux : cette agriculture a besoin de plus de main d'œuvre et les fermiers pauvres sont favorisés.
       Cependant, les produits sont plus chers car c'est une culture qui exige plus de main d'œuvre, de travail et de soin. On ne doit pas utiliser toute la surface cultivable pour les légumes afin que les sols ne s'épuisent pas trop vite. (Pour un élevage : il faut beaucoup d'espace).Autre inconvénient, la conversion à la culture biologique est un procédé qui dure environ 3 ans.
        L'agriculture conventionnelle permet de grands rendements. C’est aussi une agriculture beaucoup plus libre dans le sens où les agriculteurs peuvent utiliser les méthodes d'exploitation qu'ils désirent. Par ailleurs les produits sont irradiés ce qui permet de détruire les microbes et les parasites contenus dans les aliments, théoriquement cette méthode ne présente aucun danger pour le consommateur.
Par contre cette agriculture présente de nombreux effets nuisibles : sur les milieux, terre et plantes sont contaminées directement par l'utilisation de pesticides extrêmement toxiques pour la faune et la flore: en effet, ces pesticides éliminent des insectes utiles, des oiseaux et des petits mammifères. Les nappes phréatiques sont empoisonnées par tous ces produits chimiques .On sait maintenant que ces produits que l'on trouve dans l'eau courante peuvent causer des cancers. Mais il y a également des effets nuisibles sur l'air: 15% du méthane rejeté dans l’air provient  de l'agriculture conventionnelle or on sait que le méthane (CH4) est l'un des gaz les plus importants parmi ceux qui sont responsables de l'effet de serre.
On a relié l’utilisation de pesticides en agriculture conventionnelle à une augmentation des taux de tumeur au cerveau, de leucémie, de faiblesse intellectuelle, et plusieurs autres troubles, dus par exemples aux nitrates présents dans les légumes de l'agriculture conventionnelle. En effet une enquête de l'INRA indique qu'un français moyen ingère plus d'1,5 kg d'additifs, et autres composés indésirables par an.
De plus les protéines contenues dans les végétaux non biologiques sont d'une moins bonne qualité : elles sont moins riches en acides aminés essentiels, indispensables à notre organisme.

IV. Perspectives aux inconvénients
1) le respect des mesures réglementaires, qu’elles soient internationales, nationales ou régionales ; 2) la mise en œuvre prioritaire de mesures préventives telles que l’aménagement des habitats, la prophylaxie, la sélection variétale, la rotation des cultures, les assolements, les cultures pièges, les cultures intercalaires ou en mélange, les façons culturales, la fertilisation et l’irrigation raisonnées ; 3) l’évaluation des risques encourus au niveau de la parcelle ou d’un groupe de parcelles, par une surveillance attentive et personnalisée de leur état phytosanitaire, mais aussi par une surveillance raisonnée de l’environnement de ces parcelles de culture ; 4) la prise de décision en cas de risque effectivement encouru, faisant appel à la notion de seuil de tolérance, intégrant les dimensions économique, sociale et environnementale, et à divers outils d’aide à la décision (bases de données, intelligence artificielle) ; 5) la mise en œuvre raisonnée de mesures curatives d’intervention, la priorité étant systématiquement accordée aux mesures alternatives telles que les techniques culturales, les luttes biologique et biotechnique, les pesticides de moindre incidence écologique étant seulement utilisés en dernier recours.
       On soulignera que la mise en œuvre de cette stratégie implique une rupture avec les pratiques passées, une évolution des mentalités et un changement dans les habitudes, pour éviter une aggravation de la situation et l’adoption d’une démarche et de pratiques nouvelles permettant un retour à une situation d’équilibre. Le succès d’une telle approche ne peut être assuré que par le strict respect d’une démarche unitaire, véritablement intégrée et dans laquelle le rôle des agronomes est déterminant. Chacune de ses étapes doit obligatoirement être conduite à son terme avant d’engager la suivante, ce qui la rend difficile et très contraignante pour le praticien. Une formation de base, une assistance technique et une aide à la décision, aussi indépendante que performante, lui sont donc indispensables .
Conclusion
              Contre les espèces indésirables, la protection  constitue une solution efficace, bien que demandant l'observation de l'environnement, bien plus subtile et difficile. La protection peut s'inscrire dans une optique de développement durable, à condition toutefois de bénéficier d'un suivi scientifique rigoureux. Une utilisation plus répandue de cette pratique permettra la baisse des coûts de production des auxiliaires, ce qui sera le chemin d'un nouveau cercle vertueux.






































 
            Introduction
Bref aperçu du thème
I-                  Les différentes techniques de protection des cultures.
II-         Les avantages et les inconvénients des  protections de la culture.
III-perspectives aux inconvénients
                Conclusion
 
                  









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