INTRODUCTION
La culture, c'est
action de cultiver la terre pour la production de végétaux (à l'exception des
arbres forestiers).
Quelles sont les différentes techniques,
avantages, inconvénients et perspectives de la protection des cultures ?
Dans le développement de notre
exposé nous essayions de chercher des
éléments de réponses a ces différentes interrogations.
I.
Bref aperçu du thème
La défense
des cultures ou protection
des cultures a pour but de réduire les pertes de récolte, directes ou
indirectes, dues à l'activité des bio agresseurs
et de divers facteurs abiotiques. Ces pertes
peuvent intervenir pendant la période de culture, avant la récolte, ou après
celle-ci, en phases de transport, stockage et transformation des produits
agricoles. Elle est vitale pour l'homme car, selon l'adage, « l'agriculteur ne reçoit que ce que
les parasites veulent bien lui laisser ». On estime qu'environ 50 % de la production agricole mondiale
est perdue avant ou après la récolte1. Elle est
d'autant plus nécessaire que les plantes cultivées sont le plus souvent
des variétés sélectionnées en vue d'améliorer leur rendement
et la qualité des produits recherchés. Ces modifications de leur patrimoine génétique les
rendent plus fragiles aux agressions de leur environnement, qu'il s'agisse des
agressions d'organismes parasites ou phytophages, de la
concurrence des mauvaises herbes ou d'accidents climatiques.
En réduisant les pertes dues aux maladies des
cultures, moisissures, mauvaises herbes ou insectes ravageurs, la protection
des plantes sécurise les récoltes des agriculteurs depuis l’Antiquité.
Qu’elle soit naturelle ou de synthèse, la lutte contre
les ennemis des cultures s’inscrit aujourd’hui pleinement dans une démarche de
raisonnement systématique : chacune de ces interventions est ajustée en
fonction de la situation locale, et uniquement lorsque cela s’avère nécessaire.
Nos entreprises adhérentes proposent une palette
d’outils de protection des plantes variés, ainsi que des solutions qui aident
les professionnels à les utiliser.
II.
Les différentes techniques de protection des cultures
·
Les produits
de synthèse
- Les produits d’origine minérale ou naturelle,
destinés notamment à l’agriculture biologique, tels que le cuivre ou le
soufre à l’état naturel, l’huile essentielle de thym, etc.
- Les produits de bio
contrôle : organismes vivants (coccinelles, larves, bactéries, etc.),
médiateurs chimiques (phéromones, kairomones) ou autres substances
d’origine biologique.
Un suivi des produits est opéré sur la
durée après leur mise sur le marché. Et pour optimiser leur utilisation, les
entreprises adhérentes proposent un accompagnement et des services de
protection des cultures à la disposition des professionnels de l’agriculture,
comme les Outils d’Aide à la Décision, qui permettent de déterminer les seuils
d’intervention.
La
défense des cultures, particulière qui concerne l'agriculture, mais également l'horticulture et la sylviculture, se traduit par diverses stratégies de lutte, des
pratiques culturales et des législations locale et régionale. L'apport de
nouvelles pratiques culturales est développé pour la
pérennité des milieux agricoles. Par exemple, la permaculture limite des interventions défensives coûteuses en temps et en espèce.
Lutte mécanique
·
pièges
·
désinfection
par des procédés thermiques
·
protection
physique (ensachage des fruits, filets contre les oiseaux, ceintures
protectrices sur les troncs)
Lutte chimique
Lutte biologique
C'est
l'utilisation d'organismes vivants tels que des oiseaux ou des insectes et de
virus antagonistes des ravageurs ou des maladies attaquant les plantes
cultivées. L'utilisation combinée de phéromones et de
pièges est également fréquemment associée à la lutte biologique. A ne pas
confondre avec l'agriculture biologique qui est une méthode de production
agricole utilisant la lutte biologique, la lutte mécanique mais aussi certaines
formes de lutte chimique. La lutte biologique peut être utilisée également par
d'autres formes de production agricoles.
Lutte intégrée
La
lutte intégrée est une méthode de protection phytosanitaire contre les insectes indésirables.
Elle consiste à suivre l'évolution des nuisibles et de
leurs prédateurs naturels, de décider d'un seuil d'action et de choisir parmi
tous les moyens d'intervention disponibles (façons culturales, équilibres
nutritifs, ennemis naturels et, en cas de nécessité, de produits chimiques),
ceux qui s'avèrent les mieux adaptés sur le plan économique, écologique et
toxicologique.
Lutte contre les agressions
physiques
·
Protection
contre les intempéries
·
Soins
aux blessures (accidentelles ou consécutives à la taille)
Lutte contre les carences
nutritionnelles
Contrôle et lutte contre les
ennemis des cultures
L'objectif
de la gestion des ennemis des cultures, ou bio agresseurs, est de limiter les
pertes économiques causées par eux, ce qui peut inclure, mais pas
systématiquement, la limitation des dégâts ou symptômes observés et la
limitation des pertes de récolte. En effet, dans certains cas, les dégâts
observés n'entraînent par de perte de récolte. De même une augmentation des
pertes de récolte n'entraîne pas systématiquement une augmentation des pertes
de récolte, notamment si les économies liées à la diminution de la lutte contre
le bio agresseur est plus important que
les pertes économiques2. Dans certains cas très limités,
l'action du bio agresseur peut même augmenter la valeur de la récolte (cas de
la tulipomanie,
du charbon du maïs..).
La
gestion des bios agresseurs fait appel à plusieurs types de techniques. Les
techniques de contrôle ont un but prophylactique. Elles incluent le contrôle
cultural, qui vise à modifier le système de culture,
et le contrôle génétique qui consiste dans le choix de variétés résistantes
ou tolérantes aux bios agresseurs. Les techniques de lutte ont un but curatif
et visent à limiter les dégâts quand les bio agresseurs sont présents dans la
parcelle. On distingue la lutte chimique, par l'usage des pesticides,
la
lutte biologique, par l'usage d'organismes vivants, naturellement présents ou
introduits dans l'agro écosystème, et la lutte physique, qui inclut toutes les
techniques mécaniques (comme le désherbage mécanique), pneumatiques, thermiques
(comme le désherbage thermique et la solarisation) et électromagnétiques (comme
la clôture électrique)3.
Les
méthodes de contrôle et de lutte peuvent intervenir à différentes étapes des
cycles de la culture et des bioagresseurs3. Des méthodes peuvent être
utilisées pour agir sur le stock initial de bios agresseurs. Les stratégies
d'évitement consistent à éviter la concordance dans le temps des bio agresseurs
et des phases de la culture sensibles à leur action. Les stratégies d'atténuation
en culture ont pour but de limiter les dégâts pendant la période de contact
entre culture et bio agresseurs. Enfin, les solutions de rattrapage visent à
limiter l'abondance des bio agresseurs par l'application des méthodes de lutte,
et sont appliquées après toutes les autres stratégies.
III. Les
avantages et les inconvénients des protections du culture
Il y a de nombreux
avantages pour l'agriculture biologique. En effet comme cette agriculture
n'utilise pas de produits phytosanitaires ni de pesticides, et insecticides,
qui ont pour finalité de réduire la population de parasites et qui peuvent
entraîner certains effets néfastes sur la santé ou l'environnement, on obtient
donc des plantes saines. L’agriculture biologique, c'est aussi la protection
des sols, de l'environnement, et de la biodiversité .Les légumes issus de
l'agriculture biologique contiennent davantage des minéraux et des micros
nutriments qui sont essentiels pour notre organisme, en comparaison aux les
légumes cultivés en agriculture conventionnelle. Par ailleurs les aliments de
l'agriculture biologique exercent une influence positive sur le développement
des tissus et aident le corps à se réparer de lui-même. De plus les aliments
biologiques ne causent pas autant d'allergies que les produits de l'agriculture
industrielle. D'autre part, le bilan économique de l'agriculture biologique est
souvent égal voir supérieur à celui de l'agriculture conventionnelle, mais il
existe aussi des avantages sociaux : cette agriculture a besoin de plus de main
d'œuvre et les fermiers pauvres sont favorisés.
Cependant, les produits sont plus chers
car c'est une culture qui exige plus de main d'œuvre, de travail et de soin. On
ne doit pas utiliser toute la surface cultivable pour les légumes afin que les
sols ne s'épuisent pas trop vite. (Pour un élevage : il faut beaucoup
d'espace).Autre inconvénient, la conversion à la culture biologique est un
procédé qui dure environ 3 ans.
L'agriculture conventionnelle permet de
grands rendements. C’est aussi une agriculture beaucoup plus libre dans le sens
où les agriculteurs peuvent utiliser les méthodes d'exploitation qu'ils
désirent. Par ailleurs les produits sont irradiés ce qui permet de détruire les
microbes et les parasites contenus dans les aliments, théoriquement cette
méthode ne présente aucun danger pour le consommateur.
Par
contre cette agriculture présente de nombreux effets nuisibles : sur les
milieux, terre et plantes sont contaminées directement par l'utilisation de
pesticides extrêmement toxiques pour la faune et la flore: en effet, ces
pesticides éliminent des insectes utiles, des oiseaux et des petits mammifères.
Les nappes phréatiques sont empoisonnées par tous ces produits chimiques .On
sait maintenant que ces produits que l'on trouve dans l'eau courante peuvent
causer des cancers. Mais il y a également des effets nuisibles sur l'air: 15%
du méthane rejeté dans l’air provient de l'agriculture
conventionnelle or on sait que le méthane (CH4) est l'un des gaz les plus
importants parmi ceux qui sont responsables de l'effet de serre.
On
a relié l’utilisation de pesticides en agriculture conventionnelle à une
augmentation des taux de tumeur au cerveau, de leucémie, de faiblesse
intellectuelle, et plusieurs autres troubles, dus par exemples aux nitrates
présents dans les légumes de l'agriculture conventionnelle. En effet une
enquête de l'INRA indique qu'un français moyen ingère plus d'1,5 kg d'additifs,
et autres composés indésirables par an.
De
plus les protéines contenues dans les végétaux non biologiques sont d'une moins
bonne qualité : elles sont moins riches en acides aminés essentiels,
indispensables à notre organisme.
IV.
Perspectives aux inconvénients
1)
le respect des mesures réglementaires, qu’elles soient internationales,
nationales ou régionales ; 2) la mise en œuvre prioritaire de mesures
préventives telles que l’aménagement des habitats, la prophylaxie, la sélection
variétale, la rotation des cultures, les assolements, les cultures pièges, les
cultures intercalaires ou en mélange, les façons culturales, la fertilisation
et l’irrigation raisonnées ; 3) l’évaluation des risques encourus au niveau de
la parcelle ou d’un groupe de parcelles, par une surveillance attentive et
personnalisée de leur état phytosanitaire, mais aussi par une surveillance
raisonnée de l’environnement de ces parcelles de culture ; 4) la prise de
décision en cas de risque effectivement encouru, faisant appel à la notion de
seuil de tolérance, intégrant les dimensions économique, sociale et
environnementale, et à divers outils d’aide à la décision (bases de données,
intelligence artificielle) ; 5) la mise en œuvre raisonnée de mesures curatives
d’intervention, la priorité étant systématiquement accordée aux mesures
alternatives telles que les techniques culturales, les luttes biologique et
biotechnique, les pesticides de moindre incidence écologique étant seulement
utilisés en dernier recours.
On soulignera que la mise en œuvre de
cette stratégie implique une rupture avec les pratiques passées, une évolution
des mentalités et un changement dans les habitudes, pour éviter une aggravation
de la situation et l’adoption d’une démarche et de pratiques nouvelles
permettant un retour à une situation d’équilibre. Le succès d’une telle
approche ne peut être assuré que par le strict respect d’une démarche unitaire,
véritablement intégrée et dans laquelle le rôle des agronomes est déterminant.
Chacune de ses étapes doit obligatoirement être conduite à son terme avant
d’engager la suivante, ce qui la rend difficile et très contraignante pour le
praticien. Une formation de base, une assistance technique et une aide à la
décision, aussi indépendante que performante, lui sont donc indispensables .
Conclusion
Contre les espèces indésirables,
la protection constitue une solution
efficace, bien que demandant l'observation de l'environnement, bien plus
subtile et difficile. La protection peut s'inscrire dans une optique de
développement durable, à condition toutefois de bénéficier d'un suivi
scientifique rigoureux. Une utilisation plus répandue de cette pratique
permettra la baisse des coûts de production des auxiliaires, ce qui sera le
chemin d'un nouveau cercle vertueux.
Introduction
Bref aperçu du
thème
I-
Les différentes
techniques de protection des cultures.
II-
Les avantages et les inconvénients des protections de la culture.
III-perspectives aux inconvénients
Conclusion
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